Après le succès de notre matinée au marché de Saint-Août, nous avions voulu voir plus grand, et plus loin : vendredi 29 janvier, nous avons donc fait cap au sud, allant même jusqu’à sortir de notre territoire berrichon, pour nous rendre à la réputée foire des Hérolles, dans la Vienne ! Malgré cette localisation un peu controversée au carrefour du Berry, du Limousin et du Poitou, de nombreux berrichons nous en avaient parlé comme étant the-place-to-be pour qui s’intéresse de près ou de loin à l’agriculture. Et comme elle n’a lieu que le 29 de chaque mois, nous avons sauté sur l’occasion, et sommes parties de bonne heure, dans le brouillard matinal de cette matinée de la fin janvier...

Après une petite heure de route à travers la Brenne, le pays des mille étangs (on n'a pas compté !) nous avons le village des Hérolles en vue. Effectivement, nous sommes bien au-delà des frontières du Berry... au moins 500 mètres plus au sud ! Nous avons d’ailleurs discuté avec un couple de berrichons, venus de Châteauroux pour acheter des arbres fruitiers, qui nous ont bien précisé s’être garés « dans le Berry, de l’autre côté du panneau », quitte à marcher un peu plus ! Le Berrichon serait-il un peu chauvin et fier de ses origines ?

Comme le brouillard commence à se lever, nous tentons une nouvelle expérience : un micro-trottoir improvisé, histoire de discuter produits du terroir et souvenirs culinaires avec qui veut bien répondre à nos questions. Mais avec notre micro artisanal (des malins ont bien vu qu’il s’agissait d’un micro d’ordinateur, pas forcément adapté à l’extérieur !) et notre approche peut être pas encore hyper rodée, nous avons essuyé quelques échecs, allant du regard baissé à l’excuse pas banale « on n’a pas le temps, notre chien nous attend ! ». Mais finalement, plusieurs personnes se sont prêtées au jeu, comme ces quatre compères autour du stand de vin chaud. Cela nous aura permis de gagner un mot de vocabulaire pour briller en société (vous savez ce qu'est un toupi ?), et de réveiller de bons souvenirs culinaires chez ce Berrichon gourmand à la mémoire gustative affutée ! 

Un autre nous explique également que ses grands-parents venaient déjà à la foire des Hérolles en charrette, et qu’au mois d’août, il fallait bien une demi heure pour faire un mètre ! « tu suis la foule, mais elle t’emmène pas là où tu veux ! ». C’est vrai qu’en janvier, il n’y a pas foule ; on est loin du « bouchon  humain » ou de la « série de malaises » décrits dans la presse locale ! Mais du coup ça nous laisse le temps de siroter un vin chaud – offert par la maison ! – et de profiter tranquillement du soleil (ça y est, le brouillard a complètement disparu !). En repartant, bien qu’il soit à peine midi, nous voyons les commerçants remballer leurs stands, et la petite foule se disperser. En janvier, on a fait la fermeture.... et si on essayait l'ouverture en mars, histoire de voir la mise en place des volailles ? Et qui sait, de peut-être repartir avec une Noire du Berry en souvenir...

Par Marie

La foire s’étend sur toute la rue principale, et il est possible de passer sans transition du stand d'un maraîcher, à un étalage de sous-vêtements un poil trop grands pour nous, en passant par des buvettes et autres vendeurs d’objets divers. Si vous avez besoin d'une culotte bi-place, d'un kilo d'échalotes et d'un saucisson artisanal, c'est aux Hérolles qu'il faut aller ! Le premier stand est d’ailleurs celui d’un charcutier dont les boudins noirs mettent en appétit : mis à cuire dans une énorme marmite, ils ont déjà pas mal d'adeptes, dès 10 heures du matin ! Plus haut, un restaurant propose de la tête de veau : venir aux Hérolles sans y goûter, c'est un peu comme aller en Bretagne et ne pas manger de crêpes ! C’est vraiment le plat typique de la foire, qui est servi dans tous les restaurants des alentours, « jusqu’à 50 kilomètres à la ronde, et avec 1500 couverts ! » nous affirme-t-on… Enfin là, on demande à voir quand même !

Bon, comme nous sommes en semaine, il faut admettre que la moyenne d’âge est relativement élevée ! Nous détonons quand même un peu dans le paysage, avec nos appareils photos en bandoulière, en mode un peu touristes ! Mais c’est finalement un bon prétexte pour aborder les gens et entamer la discussion, comme avec Bernard* et ses andouillettes grillées au Sancerre. Moyennant l’envoi de nos photos par mail, il se laisse prendre en photo sans soucis !

En haut de la rue principale, nous arrivons enfin à ce qui fait la renommée de cette fameuse foire des Hérolles : le marché aux volailles. Comme au marché de Saint Août, on y trouve des revendeurs amateurs et bien sûr pas mal de professionnels. Mais le choix est vraiment beaucoup plus large : On peut y voir des poules de toutes les couleurs, mais aussi des cailles, des pigeons, des lapins, des cochons d’Inde, des oies, des dindons… bref, toute la basse-cour est là, prête à rejoindre votre poulailler ! Et il est clair que c’est bien la raison de la venue de nombreux visiteurs, qui repartent avec quelques pondeuses sous le bras (enfin... dans un grand carton !).

* Ah oui, en Janvier, on n'avait pas encore pris le pli de demander aux gens leur prénom ! Alors pour cette fois, ce sera Bernard !

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